Caro, infirmière « J’ai commencé par devenir graphiste avant d’intégrer l’école d’infirmière…»

Depuis l’enfance, Caro se sentait une double vocation : d’un côté aider ceux qui souffrent, de l’autre dessiner et créer des objets, avec une prédilection affirmée pour le crochet. Après un BTS Communication visuelle et un premier poste de graphiste, elle est finalement devenue infirmière. Aujourd’hui, elle qui adore son métier continue, en parallèle, de s’adonner avec passion aux loisirs créatifs.

FeeCrochette (2)Enfant calme, puis adolescente très sociable, toujours prête à faire la fête, Caro se souvient avoir toujours détesté le sport, tandis qu’elle se passionnait pour le dessin, le tricot et le crochet. « Je n’en parlais pas trop, car mes copines me traitaient de mémé… en même temps, peu m’importait. J’ai toujours eu un caractère fort et volontaire, et tant que ça me plaisait, c’était le principal » raconte-t-elle. Pour suivre la vocation d’infirmière qu’elle s’est découverte, elle passe un bac orienté Sciences Médicosociales, mais au moment d’entamer son cursus, elle botte en touche devant les difficiles années d’études qui l’attendent. « J’ai finalement opté pour ma deuxième passion, l’art, et je me suis inscrite en BTS Communication visuelle afin de devenir graphiste » ajoute Caro. Son diplôme obtenu, elle est embauchée dans une imprimerie où elle passe un an, avant de revenir à ses premières amours. « A 23 ans, avec un peu plus de maturité, j’ai eu le courage d’entreprendre les études d’infirmière. Ma motivation étant très forte, j’ai eu mon concours du premier coup et j’ai enchaîné les trois années d’école sans problème. »

«Mes parents m’ont demandé avec humour quand je comptais arrêter les études  »

Pour suivre sa formation d’infirmière, Caro démissionne de son poste de graphiste. Son patron de l’époque, furieux, lui balance aimablement « qu’elle n’aura jamais son diplôme et que, de toute façon, elle ne trouvera pas de travail car c’est un secteur sans débouchés », ce qui heureusement la fait sourire au lieu de la décourager. Son entourage la soutient et ne remet pas en question sa décision : « je n’avais pas d’autre grand projet à l’époque, pas de bébé en route, donc pourquoi hésiter ? Mes parents m’ont juste demandé avec humour quand je comptais arrêter les études… ». La bienveillance de nombreux professionnels du monde de la santé, croisés pendant son cursus, conforte également la jeune femme dans son choix. « On ne résiste pas longtemps dans ce métier si l’on n’a pas la vocation, et la mienne est heureusement solide. Depuis la fin de l’école il y a quatre ans, je travaille en milieu hospitalier et je m’y épanouis vraiment ! Ma directrice croit en moi et m’a poussée à reprendre une année d’étude afin de devenir cadre de santé dans mon établissement, ce que j’ai décidé de faire. Depuis octobre, j’ai intégré un Master 2 Encadrement dans le secteur sanitaire et social » ajoute-t-elle.

« Quand on pense que quelque chose est bon pour soi, il faut foncer  »

Aujourd’hui, Caro a 30 ans et vit dans un petit village du Cantal. Elle qui se définit comme « débordée, rieuse et colérique » ne se projette pas dans l’avenir. « On verra bien ! Pour l’instant, je suis très épanouie. Je me suis mariée, j’ai une petite fille de deux ans à qui je compte bien faire un petit frère et ou une petite sœur… Mon ancien métier, le graphisme, est redevenu une passion : je continue à créer, dessiner, peindre et tricoter ! Mon énergie, je la puise dans ma vie personnelle. Ma fille et mon mari m’apportent des moments de joie intense qui me permettent d’évacuer le stress de l’hôpital. Mes activités créatives sont aussi une formidable soupape, tout à fait nécessaire dans les métiers de santé où l’on côtoie toute la journée des personnes qui vivent des choses très difficiles » ajoute Caro. Parmi les conseils qu’elle donnerait à un candidat à la reconversion, le premier est de ne pas se poser trop de questions : « quand on pense que quelque chose est bon pour soi, il faut foncer, sans écouter les gens négatifs autour de soi, qui bien souvent sont tout simplement jaloux de votre projet. Il faut cultiver un état d’esprit positif et une certaine envie d’aller de l’avant. Et surtout, ma devise ultime, ne jamais remettre à demain ce qu’on peut faire le jour même. »

Retrouvez Caro sur son blog http://lafeecrochette15.canalblog.com/
Ou suivez-la sur Twitter https://twitter.com/FeeCrochette

 Texte Corinne Martin-Rozès

— Texte et images ne sont pas libres de droit —

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